2018, un bon cru pour l'hôtellerie française

2018, un bon cru pour l'hôtellerie française
  18/02/2019
  Hôtellerie

2018, un bon cru pour l'hôtellerie française

Avec 90 millions de touristes internationaux accueillis en France l'année dernière, le secteur hôtelier réalise une bonne année. Et ce, malgré les mouvements sociaux. Démonstration avec la dernière étude Deloitte - In Extenso sur les tendances de l'hôtellerie.

“2018 a été une année record pour l’hôtellerie française. Et ce malgré les mouvements sociaux.” C’est la 21e édition de l’étude Deloitte - In Extenso sur les tendances de l’hôtellerie qui le dit. 

Rendus publics le 15 février, au palais Brongniart à Paris (IIe), les résultats de cette enquête annuelle font état d’une hausse du chiffre d’affaires hébergement de 6 % par rapport à 2017. “Les grèves d’Air France et de la SNCF, au printemps, n’ont pas dissuadé les touristes ni la clientèle d’affaires de venir en France. Ces mouvements sociaux ne choquent plus à l’international. Ils font partie de la France… malheureusement”, commente Joanne Dreyfus, associée responsable Transportation, Hospitality & Services chez Deloitte. En revanche, les gilets jaunes, “on n’en a pas l’habitude”, poursuit-elle. Mais les manifestations n’ayant débuté qu’en fin d’année, “l’effet a été dilué sur les résultats 2018 de l’hôtellerie en France”. 

Toutefois, Joanne Dreyfus prévient : “Comme les manifestations se poursuivent encore, l’effet gilets jaunes va toucher aussi 2019.”

Dans la capitale, le taux d’occupation a augmenté de 2 %

À Paris, “le rebond dans l’activité hôtelière observé en 2017 s’est poursuivi en 2018”, souligne l’étude. La preuve : le comité régional du tourisme de Paris-Île-de-France annonce plus de 29 millions d’arrivées hôtelières et 60 millions de nuitées dans le Grand Paris en 2018. Toutes catégories confondues, le taux d’occupation a augmenté de 2 % et le prix moyen par chambre louée de 9 % par rapport à 2017. Malgré cela, “l’hôtellerie de luxe parisienne n’a pas retrouvé ses performances de 2014”, nuance l’étude. À qui la faute ? À une intensification de l’offre : + 6 % en 2018 et + 33 % depuis 2014, avec l’ouverture de nouveaux palaces et la réouverture du Ritz, du Crillon, et du Lutetia... “Or, depuis les attentats, Paris n’a pas encore récupéré toute la clientèle étrangère qui fréquente les palaces. Et ce ne sont pas les manifestations des gilets jaunes sur les Champs-Élysées et l’avenue Montaigne qui arrangent la situation”, explique Joanne Dreyfus. Paris n’a donc pas trop d’hôtels de luxe. “Au contraire, conclut-elle. Investisseurs et voyageurs sont encore très attirés par la capitale.”

[L'Hôtellerie Restauration]