Au parc animalier Sainte-Croix, les clients dorment au milieu des loups

Au parc animalier Sainte-Croix, les clients dorment au milieu des loups
  03/05/2019
  Hôtellerie

Au parc animalier Sainte-Croix, les clients dorment au milieu des loups

Le parc animalier Sainte-Croix propose depuis 2010 des hébergements sur site. Les clients se réveillent au milieu de la faune et de la flore sauvages. L'expérience est insolite mais les codes de l'hôtellerie sont respectés.

Le parc animalier Sainte-Croix, situé à Rhodes (Moselle), fondé en 1980, a ouvert en 2010 - à l’occasion de son trentième anniversaire - quatre hébergements. L’originalité tient à l’emplacement : ils ne sont pas situés en périphérie mais au cœur du domaine. Le succès a été immédiat. Clément Leroux, directeur de la communication se souvient : “Nous avons passé deux jours non-stop au téléphone pour prendre les réservations”. À l’époque, le parc ne disposait pas de centrale d’appels et un fichier a dû être créé pour répondre à la demande. Neuf ans plus tard, l’offre s’est largement étoffée : quarante-six hébergements d’ici le 1er juin. L’expérience est immersive et similaire à celle proposée par les parcs nationaux d’Afrique.


Stratégie marketing et expérience insolite

Actuellement, grâce à l’offre hôtelière, entre 50 et 60 personnes sont en permanence dans le parc - y compris en basse saison et jours de pluie. L’activité d’un parc animalier étant liée aux conditions météorologiques, l’offre hôtelière permet de pérenniser la clientèle. En augmentant la capacité d’accueil, l’équipe mise sur 100 à 200 personnes, d’ici à 2020.

Au-delà de deux heures de route, le public ne se déplace pas pour passer une journée dans un parc animalier”, explique Clément Leroux. Proposer un hébergement change la donne : désormais 15 % de la clientèle est parisienne et 15 % étrangère. “Ce n’est pas parce qu’on dort en pleine nature qu’on doit avoir froid ou mal au dos !”, précise le directeur de la communication. Ainsi, des lits sur mesure ou à base de particules de soja ont été installés. Les hébergements les plus luxueux sont dotés de jacuzzis privatifs. Les codes de l’hôtellerie sont respectés, comme le check-in ou check-out, la bagagerie…

Ici, pas de wifi ni de téléviseur. Les clients peuvent observer loups, cerfs et bientôt coyotes et ours noirs. Les lodges sont dotés - pour la majorité d’entre eux - de baies vitrées, sans rideaux. Quelques hébergements sont encore plus immersifs et les touristes profitent de la vue depuis leur terrasse. La stratégie fonctionne : le parc a enregistré 13 500 nuitées en 2018.

Le Parc Sainte-Croix cible désormais la clientèle professionnelle avec la recrudescence des séminaires. “Jusqu’à présent, nos hébergements étaient trop atypiques et disséminés à travers le parc pour répondre à la demande”, explique Clément Leroux, avant de poursuivre : “désormais, à partir du 1er juin, nous pourrons accueillir des salariés d’une même société au sein d’une seule et même structure”. La Grange est effectivement conçue comme un loft avec onze chambres de 25 m², dotées chacune de salle de bains privatives. L’équipe du parc vise la barre des 30 000 nuitées.


Politique environnementale

Le Parc Sainte-Croix a opté pour l’énergie verte et les panneaux photovoltaïques. Les chantiers sont réalisés par des entreprises locales et des producteurs bio fournissent les restaurants. Les nouveaux hébergements devraient bénéficier de l’Écolabel européen et les clients reçoivent, à leur arrivée, un fascicule pour trier correctement leurs déchets.

[L'Hôtellerie Restauration]